Panne moteur au décollage : les bons réflexes à connaître

Panne moteur au décollage : les bons réflexes à connaître

Les pannes moteur sont rares, mais elles arrivent. Le pilote qui s'en sort est celui qui a répété les bons gestes tant de fois qu'ils sont devenus automatiques. Cet article présente les principes généraux. Les procédures exactes de votre appareil sont dans son manuel de vol, et c'est avec votre instructeur que vous les apprendrez en vol.

Schéma : panne moteur au décollage, atterrir droit devant, et l'ordre piloter, naviguer, communiquer

La règle d'or : piloter, naviguer, communiquer

  1. Piloter : tenir l'avion et la bonne vitesse. Un avion qui vole encore est la priorité absolue.
  2. Naviguer : décider où aller.
  3. Communiquer : prévenir par radio, une fois l'avion sous contrôle.

Beaucoup d'accidents surviennent parce que le pilote s'est concentré sur la radio ou sur la cause de la panne, et a oublié de piloter.

Panne au décollage : la situation la plus exigeante

Elle arrive près du sol, à basse vitesse, avec très peu de temps pour réagir.

  1. Rendre immédiatement la main pour afficher l'assiette de plané et conserver la vitesse. Quelques secondes d'hésitation peuvent suffire à décrocher.
  2. Atterrir droit devant, dans un secteur d'environ 30° de part et d'autre de l'axe. En dessous d'une hauteur définie avec votre instructeur, ne jamais tenter de faire demi-tour vers la piste : le virage fait perdre trop de hauteur et expose au décrochage.
  3. Appliquer la check-list si le temps le permet, et atterrir sur la meilleure surface disponible devant vous.

Le briefing avant chaque décollage. À voix haute : « En cas de panne avant la rotation, je réduis et je freine. En cas de panne après, je rends la main et j'atterris droit devant. » Dit à chaque vol, il transforme la surprise en réflexe.

Panne en croisière : vous avez du temps

  1. Afficher la vitesse de finesse maximale et compenser.
  2. Choisir un terrain à portée de plané, en tenant compte du vent, de sa taille, de sa surface, de sa pente et des obstacles comme les lignes électriques.
  3. Chercher la cause avec la check-list : sélecteur de réservoir, pompe, réchauffage carburateur, allumage. Beaucoup de pannes sont liées au carburant.
  4. Communiquer : MAYDAY et transpondeur 7700.
  5. Préparer l'atterrissage selon la check-list de votre appareil, puis atterrir le plus lentement possible, sous contrôle.

Un repère utile : avec une finesse de 10, depuis 1 000 mètres de hauteur, on parcourt environ 10 kilomètres en plané sans vent.

L'atterrissage de précaution : décider avant la panne

Météo qui se dégrade, carburant qui devient juste, moteur qui tourne mal : il vaut mieux atterrir volontairement sur un aérodrome ou un terrain choisi, moteur en marche, que de continuer jusqu'à la vraie panne. Décider tôt est la meilleure des procédures d'urgence.

Comment s'y préparer

  • Recopiez à la main les procédures d'urgence du manuel de votre appareil.
  • Récitez-les à voix haute en mimant les gestes, chaque jour pendant une semaine.
  • Demandez à votre instructeur de vous les faire réciter avant votre prochain vol, et de vous faire travailler des pannes simulées.

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Des procédures répétées avant même d'être en vol

Objectif Cockpit vous aide à mémoriser les procédures d'urgence, la phraséologie de détresse et la méthode de répétition mentale, pour que les bons gestes deviennent automatiques.